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CRYOSTEM soutient des projets de recherche fondamentale, translationnelle et clinique dans le domaine des complications de l’HSCT

Proposer une greffe plus sûre pour les patients

Dans le cadre de ses missions, CRYOSTEM met à la disposition des scientifiques du monde entier, une collection de ressources biologiques unique en Europe pour accélérer le développement de projets de recherche et d’innovation médicale sur la greffe de moelle osseuse et ses complications.​

L’accès à la collection de ressources biologiques de CRYOSTEM nous a permis de valider la fiabilité de l’ensemble de nos données expérimentales. Sans cette étape indispensable, nous n’aurions pas pu aller jusqu’au bout de ce travail de recherche. Dr. David Michonneau, chercheur en immunologie et en hématologie à l’hôpital Saint-Louis.

Cette valorisation scientifique de la collection fait suite à une période d’embargo de deux années nécessaire à la constitution d’une masse critique d’échantillons et de leurs données associées. Les projets sélectionnés par le Comité Scientifique de CRYOSTEM qui ont bénéficié d’un accès à la collection ont ainsi contribué à élargir le champ des connaissances sur la GvHD ainsi que sur les nombreuses autres formes de complications de la greffe. Ces projets ont également favorisé les collaborations inter-disciplinaires en impliquant des acteurs de rang international de la recherche académique et privée opérant autour de thématiques stratégiques telles que l’immunologie, la bioinformatique, la virologie et l’hématologie.

L’ensemble des résultats et des découvertes ainsi obtenus aura un fort impact sur les futures pratiques de la greffe de moelle et, plus important, sur la prise en charge et la qualité de vie des patients greffés au travers du développement de nouvelles stratégies diagnostiques et la mise en place de protocoles de greffe personnalisés axés sur la meilleure compatibilité entre donneur et receveur.

Vous êtes un porteur de projet ?

Les conditions générales d’accès à la collection (éligibilité, processus de sélection des candidats, conditions d’utilisation des échantillons, etc.) et le dossier de candidature sont disponibles sur simple demande.

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Focus projets

 

 

Des lymphocytes de l’immunité innée ou Innate Lymphoid Cells (ILC), nouveaux marqueurs prédictifs de la survenue d’une GvHD après une transplantation de cellules souches hématopoïétiques (CSH).

Initié en 2015 par Frédéric Vely, chercheur au sein de l’équipe d’Éric Vivier, en collaboration avec Vincent Barlogis, ce projet a bénéficié du soutien financier de CRYOSTEM pour l’accès aux ressources biologiques et aux consentements de 124 patients adultes et pédiatriques.

Dans la continuité d’un premier travail de recherche publié dans le journal Blood en 2014, ce projet avait pour objectif l’identification de nouveaux marqueurs cellulaires prédictifs de la survenue de la GvHD grâce notamment à deux études : une première longitudinale rétrospective incluant des échantillons de patients (cellules en DMSO) inclus dans la collection CRYOSTEM, une deuxième prospective chez des patients greffés de la moelle osseuse dans le service d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique du Professeur Gérard Michel, en collaboration avec le Professeur Vincent Barlogis. (…)

Crédit photo : JEAN-MARIE HURON

Décryptage des mécanismes biologiques impliqués dans la régulation de la réponse anti-tumorale après une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-HSCT) par la prise d’azithromycine (AZM).

Initié en 2018 par Anne Bergeron, médecin cheffe de service de pneumologie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et des chercheurs David Michonneau et Nicolas Vallet de l’Unité 976 HIPI « Immunologie Humaine, Pathophysiologie, Immunothérapie » de l’Institut de recherche Saint Louis (IRSL), ce projet a bénéficié du soutien financier de CRYOSTEM pour l’accès aux échantillons (cellules cryopréservées en DMSO, culots cellulaires et plasma) et aux consentements de patients.

Les travaux de notre équipe de recherche portent sur la compréhension des mécanismes immunologiques à l’origine de la survenue de complications après une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : la réaction aiguë ou chronique du greffon contre l’hôte (ou GvHD pour Graft versus Host Disease en anglais) et la rechute (…)

Mieux comprendre les mécanismes de l’alloréactivité responsables de complications au décours d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Initié en 2017 par Alice Aarnink et Marie-Thérèse Rubio, respectivement Responsable du laboratoire HLA et Cheffe de l’Unité de greffe du Service d’Hématologie au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, ce projet a bénéficié du soutien financier de CRYOSTEM pour l’accès aux ressources biologiques et aux consentements de 50 paires donneur/receveur génoidentiques. Il est actuellement porté au sein de l’équipe “Cell engineering and immunomodulation of Inflammatory and Neoplastic Disorders (CImIND)” d’ IMoPA avec la contribution de Adèle Dhuyser, assistante hospitalo-universitaire et doctorante, et bénéficie notamment du soutien de Laurent Mesnard, Chef du Service de Soins Intensifs Néphrologique et Rein Aigu (SINRA) et de Hugues Richard, chercheur en bioinformatique au Robert Koch Institut de Berlin.

Le système du Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH), spécifiquement appelé système HLA (Human Leukocyte Antigen) chez l’Homme, est un système de compatibilité tissulaire. En effet, les transplantations de tissus – organes solides ou tissu sanguin – nécessitent un certain niveau de compatibilité entre le donneur et le receveur pour être tolérées par ce dernier, et ce, quel que soit le niveau d’immunosuppression prescrit.

Dans l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, la compatibilité d’un potentiel couple donneur-receveur s’évalue grâce à la compatibilité HLA. En pratique clinique, sont prises en compte les molécules HLA de classe I classiques – HLA-A, -B et -C – et de classe II classiques – HLA-DR, -DQ -, soit un total de cinq molécules, qui sont apportées chacune par le père et par la mère. Ainsi, on établit une compatibilité sur 10 molécules HLA, éventuellement sur 12 si la molécule de classe II classique HLA-DP est également prise en compte (…)

Étude de l’activation de la réplication de l’EBV en mesurant le facteur de transcription circulant du virus d’Epstein-Barr (ZEBRA), en tant que prédicteur des événements péjoratifs chez les patients transplantés (syndromes viraux, GvHD, PTLD).

Entretien avec le Dr Emmanuel DROUET, Pharmacien biologiste, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Grenoble-Alpes (UGA).

J’enseigne la microbiologie pour des étudiants de la Faculté de pharmacie et de la Faculté des Sciences de Grenoble (UGA, Université Grenoble Alpes). Rattaché au Département de Biologie Structurale de l’Unité Mixte de Recherche (UMR UGA-CNRS), je dirige une équipe sur les virus persistants chez l’homme (virus à ARN et à ADN) et l’équilibre avec le système immunitaire de l’hôte.

L’essentiel de nos travaux de recherche sont réalisés depuis 10 ans dans le cadre de notre affiliation avec le CHU de Grenoble; c’est dans ces mêmes conditions qu’ont été publiés en 2022 dans la revue Pathogens, les résultats d’une étude menée en collaboration avec les Centres hospitaliers de Strasbourg et de Nantes, l’Association CRYOSTEM et le Département de Microbiologie, UMC Utrecht localisé aux Pays-Bas (…)

Indicateurs de la Collection CRYOSTEM

patients inclus

donneurs inclus

aliquots en banque

aliquots mis à disposition

projets sélectionnés

publications